(article tiré d'un vieux magazine) Depuis des siècles, on prétend que les animaux sont des êtres inférieurs
dénoués d'âme, de coeur et d'esprit, des sortes de "machines animées"... Et si tout cela était faux? Et si les bêtes étaient au contraire capables de sentiment, de reflexion, de générosité, tout en
possédant en prime des dons bien supérieurs aux nôtres? Dans un livre passionant, "Le Sixième Sens des animaux", aux Editions du Rocher, le vétérinaire Philippe de Wailly rapporte d'innombrables
témoignages on ne peut plus troublants. En voici quelques uns qui remettront peut être en cause l'image que certains se font de leurs chiens ou chats... Drame à distance
Que dire de Caïd, ce berger allemand qui est tombé subitement en arrêt dans son appartement parisien avant de se coucher sur le sol et de rester dans cette position, les yeux clos, le souffle
court, pendant une dizaine de minutes? Exactement à la même heure, au fin fond de l'Afrique, son maître venait d'avoir un accident mortel et son agonie a duré... dix minutes!
L'épopée de Bobbie
Bobbie, un chien de race colley, appartient à un restaurateur de l'Oregon, sur la côte Pacifique des Etats Unis. L'homme décide d'aller passer ses vacances dans l'Indiana, à l'autre bout du pays.
Là, il perd accidentellement Bobbie. Près d'un an plus tard, ce dernier réapparait dans le restaurant de son maître, qui le reconnait malgré son allure famélique et son air épuisé! Retraçant
méthodiquement le parcours effectué par le chien d'après divers témoignages, un militaire en retraite découvre que Bobbie a d'abord été recueilli dans l'Iowa, qu'il a ensuite traversé le Nebraska
et franchit le Missouri puis qu'il est remonté jusqu'à Denver, dans le Colorado, avant de franchir, en plein hiver, les redoutables montagnes Rocheuses. Il a ensuite fait halte dans le Wyoming puis
dans l'Idalho. A la fin du printemps enfin, il a parcouru les 100 derniers kilomètres qui le séparaient de son maître pour des retrouvailles aussi émouvantes que méritées. Car c'est à "quatre
pattes" que Bobbie a franchi les 5 000 km qui le séparaient de chez lui!
Le sacrifice de Voyou
En juin 1972, un vétérinaire ami du Dr de Wailly doit prendre le train. Sa femme et son chien Voyou l'accompagnent à la gare de l'Est. Mais le chien, d'habitude si sage en voiture, se montre
extrêmement nerveux. Sur le quai de la gare, il tournicote autour de son maitre et fait tout ce qu'il peut pour l'empêcher de monter dans le train. Il va même jusqu'à mordre le bas de son pantalon
sans lâcher prise! Son maître finit à grand peine par s'en débarrasser. Le chien se met alors à courir comme un fou le long du quai. La femme du vétérinaire racontera plus tard que, quand le train
a démarré, Voyou s'est jeté sous les roues comme une ultime -mais vaine- tentative pour empêcher le départ... Un peu plus tard, le train a déraillé et le maître du chien a échappé de justesse à la
mort. Voyou avait senti le danger, il est allée jusqu'à donner sa vie, pensant sauver celle de son maître. Une prémonition qui ne s'explique que par l'existence d'un 6ème sens
animal.